Violences conjugales : traumatisme familial

En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon selon l'association SOS Femmes. Dans 99% des cas, ce sont des hommes qui exercent une violence physique et verbale sur leurs compagnes. La violence conjugale concerne toutes les classes sociales et toutes les cultures.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

Rédigé le December 1, 2008 , mis à jour le November 13, 2018

Sommaire

Briser le silence

Un constat alarmant : tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon

Le schéma est souvent identique. Au départ, la colère du conjoint monte progressivement, toujours pour des raisons futiles. Puis, c'est le passage à l'acte : insultes et humiliations, jusqu'aux premiers coups physiques.

Après l'explosion, le conjoint fait tout pour se faire pardonner, promet qu'il ne recommencera plus. Les femmes veulent y croire et pardonnent. Le couple vit alors une période de rémission.

Mais très vite, tout recommence et s'accélère, les coups deviennent quotidiens. Ces femmes finissent par perdre espoir et comprennent que ça ne s'arrêtera pas, que leur conjoint ne changera jamais.

Si malgré tout, elles restent, c'est qu'elles sont accablées par la honte et la peur de ne pas être crues. Parfois, c'est aussi parce qu'elles ne savent pas où aller. Et les structures d'accueil manquent, notamment celles qui reçoivent aussi les enfants.

Sortir d'un climat de peur

Violences conjugales : libérer la parole

La violence conjugale concerne toutes les classes sociales, toutes les cultures et toutes les origines ethniques (quelques soit la religion) et n'a que deux issues : soit la femme meurt, soit elle réussit à quitter son bourreau.

Mais ces femmes n'ont pas pour autant quitté le climat de peur, surtout si des enfants sont au milieu du conflit. La justice accorde toutefois un droit de visite à ces pères violents, même si les enfants ont été traumatisés. Dans 70 % des cas, les enfants sont présents quand leur père bat leur mère. La violence n'est plus physique, elle devient psychologique.

Isolement, honte, incompréhension de l'entourage... Les femmes victimes de violences conjugales se taisent pour de nombreuses raisons. Heureusement, des associations comme Elle's Imagine'nt existent pour les accompagner et les aider à briser le silence.

Rompre avec la violence conjugale, c'est aussi devoir fuir ou quitter le domicile dans des conditions d'urgence. Des associations proposent alors des solutions d'hébergement temporaire dans des centres du réseau de la Fédération Nationale Solidarité Femmes. L'association L'Escale, membre de ce réseau, aide justement les femmes victimes de la violence des hommes.

Thérapie : soigner le coupable

Quelle thérapie pour les hommes violents ?

Ces hommes ne naissent pas violents, ils le deviennent progressivement. La justice les oblige parfois à suivre une thérapie. Et dans de très rares cas, ils choisissent volontairement d'être suivis par un spécialiste. Protéger la victime mais soigner aussi le coupable, un équilibre difficile mais nécessaire.

En France, la violence conjugale est depuis peu considérée comme un véritable problème de santé publique. Près de 400 millions d'euros partent en frais médicaux mais le chiffre qu'il faut plutôt retenir est celui de 137 femmes décédées en 2006 sous les coups de leurs compagnons.
 

Numéros d'urgence :

  • Violences conjugales Info
    Tél. : 3919
  • Police
    Tél. : 17 depuis un fixe, et 112 depuis un téléphone portable.
  • Samu
    Tél. : 15

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