Une thérapie innovante pour un type de cancer du sein très agressif

La combinaison de chimiothérapie et d'immunothérapie fait ses preuves dans le traitement d’un cancer du sein particulièrement agressif. Une étude présentée au congrès Esmo 2018 (Société européenne d'oncologie médicale) à Munich a montré que les médicaments à base d'anticorps, associés à la chimiothérapie, peuvent augmenter l'espérance de vie des patientes atteintes d'un cancer du sein particulièrement agressif. 

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

Rédigé le October 24, 2018 , mis à jour le October 25, 2018

L'immunothérapie ne cesse de susciter l'espoir dans la lutte contre les cancers, même les plus résistants. C'est le cas d'une tumeur insidieuse et agressive, qui survient surtout chez les femmes de moins de 50 ans et représente 10 à 20% des cas de cancer du sein.  Son nom : "triple négatif", vient du fait que les cellules cancéreuses sont résistantes à trois traitements couramment utilisés, les traitements hormonaux et ceux qui visent les récepteurs Her 2.  Ce type de cancer est donc traité par chimiothérapie, ce qui, malheureusement, n’est pas toujours efficace : ces tumeurs mutent rapidement, avec des métastases. Pour ces raisons, il est essentiel que les médecins et les chercheurs trouvent de nouvelles thérapies pour les traiter.

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Un médicament pour réactiver la réponse immunitaire contre le cancer

La recherche publiée dans The New England Journal of Medecine propose un nouveau traitement de cette pathologie visant à allonger l'espérance de vie des patientes et à ralentir la progression de la tumeur.

L’étude a concerné 902 patients atteints d'un cancer triple négatif avancé ou métastatique. La moitié des patients ont reçu une chimiothérapie (nab-paclitaxel), le traitement couramment utilisé dans ces cas, l'autre moitié, une chimiothérapie associée à une immunothérapie (atezolizumab). Dans ce cas, l’immunothérapie a pour objectif de bloquer l’activité d’une protéine, la PD-L1, active dans certaines tumeurs et qui inhibe les cellules du système immunitaire. L'immunothérapie permet donc dans ce cas de réactiver la réponse immunitaire contre le cancer.

La première immunothérapie efficace contre ce type de cancer

Résultat : chez les patientes où la protéine PD-L1 était active, l’association des deux médicaments augmentait l’espérance de vie de 15,5 à 25 mois et ralentissait la progression de la tumeur.

"Il s’agit du premier traitement ciblé visant à améliorer la survie dans le cancer du sein métastatique triple négatif", a commenté avec enthousiasme le professeur Peter Shmid, premier auteur de l'étude, " c’est également la première immunothérapie qui améliore le devenir dans ce type de tumeur ". 

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

 

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