Comment sont désinfectés les blocs opératoires ?

L'Hôpital européen Georges-Pompidou a été obligé de fermer, le 12 juillet, neuf blocs opératoires et de refuser certaines urgences à cause d'un champignon, l'Aspergillus. Aucun patient n'aurait été contaminé selon l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), mais des médecins dénoncent dans Le Figaro un manque de personnel et une "politique du chiffre" responsables de négligences dans le nettoyage.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

Rédigé le July 13, 2016 , mis à jour le July 13, 2016

La désinfection des blocs opératoires est un des éléments clef de la lutte contre les maladies nosocomiales, ces maladies que l'on attrape à l'hôpital. La décision d'une intervention chirurgicale dépend de la précision du chirurgien, mais aussi d'un travail moins connu : le bionettoyage. C'est un ensemble de règles d'hygiène mis en place pour éviter les infections.

5% des patients contractent une infection à l'hôpital, ces maladies nosocomiales représentent environ 750.000 cas par an. Pour limiter les risques, après chaque intervention, le bloc opératoire est entièrement désinfecté et chaque professionnel a une tâche précise. "Il y a du matériel fragile qui concerne uniquement les infirmières sur toutes les surfaces mobiles qui ont un rapport avec le patient", explique Martine Mazoyer, cadre bloc de l'hôpital Foch à Suresnes. "Des agents du service hospitalier entretiennent les surfaces lisses : les murs et les sols", poursuit-elle.

Les bactéries et les champignons peuvent aussi être présents dans l'air. Un système de surpression et de sas empêche l'air de pénétrer en salle d'opération. Au bloc, l'air est purifié et contrôlé. Françoise Karnycheff, médecin hygiéniste à l'hôpital Foch précise : "Il y a deux types de contrôle : le contrôle biologique de la qualité de l’air et le contrôle particulaire pour savoir combien il y a de particules dans l'air".

Régulièrement, des prélèvements sont pratiqués de façon aléatoire dans les salles pour vérifier qu’il n'y ait pas de bactéries ou de champignons. En fonction de la nature de l'opération, le niveau d'hygiène exigé est plus au moins élevé. C'est en orthopédie qu'il est le plus stricte.

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