Décès de Vincent Lambert : épilogue d'une longue bataille médico-judiciaire

Pour les proches qui acceptaient depuis 2013 la décision d'arrêt des traitements de l'équipe médicale de Vincent Lambert, son décès ce jeudi 11 juillet est un soulagement.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

Rédigé le July 11, 2019 , mis à jour le July 11, 2019

"L'affaire Vincent Lambert" est arrivée à son terme... Une affaire médicale, judiciaire, éthique … qui dure depuis plus de 11 ans. A la suite d'un grave accident de voiture en 2008, Vincent Lambert est resté dans un état végétatif.

Il n'a pas laissé de consigne écrite

5 ans plus tard, 10 avril 2013, son équipe médicale engage un protocole de fin de vie en accord avec son épouse Rachel, et une partie de la famille. Selon eux, Vincent Lambert ne voulait pas d’acharnement thérapeutique, mais il n’a pas laissé de consigne écrite.

Ses parents, Viviane et Pierre Lambert, saisissent alors le tribunal de Châlons-en-Champagne qui ordonne de rétablir l’alimentation de leur fils.

C’est le premier chapitre d’une longue bataille judiciaire qui mobilisera même le Conseil d'Etat et la Cour européenne des droits de l’homme. Après d'ultimes rebondissements au printemps 2019, un nouvel arrêt des traitements est engagé le 2 juillet. Au terme de plusieurs jours sous sédation profonde, Vincent Lambert s'est éteint le 11 à l’hôpital de Reims.

"C'est plutôt un soulagement"

Une issue longtemps attendue par son neveu, François Lambert, engagé depuis des années en faveur de la mise en oeuvre de cette procédure. "Ce qui a été douloureux en fait, ça a été les ruptures... Par exemple 20 mai on apprend que les traitements sont arrêtés et puis le 20 mai à 22h on apprend qu'il faut le rebrancher... Ca, ça a été très violent", raconte-t-il. "Mais là (depuis le 2 juillet ndlr) ça s'est fait progressivement, les traitements de Vincent ont été arrêtés, après on a appris que les parents de Vincent (...) n'avaient plus de procédure possible... Et cela fait quand même six ans qu'on sait que c'est n'importe quoi de le maintenir en vie donc quand on apprend qu'il meurt c'est plutôt un soulagement."