Covid : couvre-feu en Ile-de-France et dans huit métropoles

Mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures sanitaires pour lutter contre la pandémie. Parmi elles, un couvre-feu qui se tiendra de 21h à 6h dans huit métropoles et en Ile-de-France.

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Rédigé le October 15, 2020 , mis à jour le October 15, 2020

Des couvre-feux imposés dès le samedi 17 octobre. Le Président de la République a annoncé mercredi 14 octobre de nouvelles mesures de lutte contre l’épidémie de Covid. Elles comprennent un couvre-feu pour un mois, voire jusqu'au 1er décembre, en Ile-de-France et dans huit métropoles.

"Nous sommes dans une situation qui est préoccupante et qui justifie que nous ne soyons ni inactifs, ni dans la panique", a déclaré le chef de l'Etat au cours d'un interview sur TF1 et France 2. Afin de réussir à baisser le nombre de contaminations "par jour de 20.000 à 3.000 ou 5.000", "nous devons prendre des mesures plus strictes" que celles prises ces derniers mois, a-t-il ajouté.

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Paris, mais aussi Lille, Lyon, Grenoble …

La mesure la plus spectaculaire est l'imposition du couvre-feu total à Paris et dans sa région, "où le virus circule très activement" de 21Hh à 06h. Le même couvre-feu sera imposé dans les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne.

Ces villes sont les plus touchées par la reprise de l'épidémie depuis la rentrée et le gouvernement prévoit d'étendre le couvre-feu jusqu'au 1er décembre si le Parlement l'autorisait. Il va concerner environ 20 millions de personnes.

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La règle des six

"L'objectif c'est de pouvoir continuer à avoir une vie économique, que les écoles, les lycées et les universités soient ouvertes, que nos concitoyens puissent travailler tout à fait normalement et qu'il puisse y avoir une vie sociale" même restreinte, a-t-il expliqué.

C'est surtout dans la sphère privée, principal foyer de contamination, qu'Emmanuel Macron espère voir les mentalités changer, en demandant aux Français de "ne pas être plus de six à table" dans les réunions privées. Il faut "mettre au maximum le masque, y compris en famille ou entre amis".

Au printemps, plusieurs communes, dont la plus importante était Nice, ainsi que la Guyane avaient instauré des couvre-feux temporaires.

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Pas de restrictions de transports

Des amendes de 135 euros seront dressées en cas de non respect du couvre-feu et des dérogations seront accordées, par exemple pour ceux qui "rentrent du travail après 21H00, ou qui travaillent de nuit", a indiqué le chef de l'Etat.

En revanche, il n'y aura ni restrictions de transport lors du couvre-feu, ni de limites de déplacements entre les régions, a-t-il précisé, en ajoutant que ces mesures n'empêcheront pas les gens de partir en vacances de la Toussaint qui débutent vendredi soir.

Tests et télétravail

Le président a en outre promis une nouvelle "stratégie" de tests pour "réduire drastiquement les délais", et annoncé que l'application de traçage StopCovid serait relancée le 22 octobre sous le nom "tous anti-Covid".

Il a par ailleurs préconisé "deux à trois jours de télé-travail par semaine" dans les entreprises où cela est possible, pour "réduire un peu la pression collective".

« Jusqu’à l’été 2021 »

Le Premier ministre Jean Castex et plusieurs ministres détailleront les nouvelles mesures lors d'une conférence de presse ce 15 octobre en début d'après-midi. Certaines d'entre elles seront prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire qui a été rétabli le 14 octobre par décret après avoir été imposé du 23 mars au 10 juillet.

"Nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus, tous les scientifiques sont clairs", a prévenu Emmanuel Macron, en s'efforçant cependant d'envoyer un message positif alors que la défiance monte dans l'opinion. "J'ai besoin de chacun d'entre vous, nous avons besoin les uns des autres" et "on sortira plus fort", a-t-il dit en concluant l'entretien.

Les derniers chiffres montrent encore une aggravation de la situation avec plus de 100 morts et 193 personnes admises en réanimation en 24 heures. L'épidémie a déjà fait plus de 32.000 morts en France.