Malgré son endométriose, Laetitia Milot a donné naissance à son premier enfant

Atteinte d’endométriose, elle essayait d’avoir un enfant depuis plusieurs années.

© Laeticia Milot

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr, avec AFP

Rédigé le May 17, 2018 , mis à jour le May 17, 2018

"Toujours garder espoir, merci la vie pour ce trésor", peut-on lire sur le compte Twitter de Laetitia Milot, qui poste une photo de sa fille. Cet accouchement est le résultat d’un long combat que la comédienne mène depuis plusieurs années contre l'endométriose. Elle était revenue sur sa maladie sur le plateau du Magazine de la Santé le 15 avril 2016.

Laetitia Milot sur le plateau du Magazine de la Santé le 14 avril 2016.

Tout au long de sa grossesse, Laetitia Milot a posté des clichés de son ventre sur Instagram. Pour elle, il s’agit de faire passer un message d’espoir à toutes les femmes touchées par l’endométriose. 

Entre 3 et 6 millions de Françaises souffriraient d’endométriose

En 2016, Laetitia Milot publiait le livre Le Bébé, c’est pour quand ? pour raconter son combat et sensibiliser l’opinion à cette maladie peu connue. L’endométriose se caractérise par un développement de cellules comparables à celles de l'endomètre en dehors de l’utérus. Pendant les règles, ces cellules réagissent aux variations hormonales, ce qui provoque parfois des douleurs insoutenables. Pour certaines, l’hystérectomie est le seul remède. L’animatrice Enora Malagré a ainsi décidé de se faire retirer l’utérus en décembre dernier. "Je ne peux pas avoir d'enfants, la maladie est trop avancée. […] A l'époque de Touche pas à mon poste, j'ai fait jusqu'à trois fausses couches par an : ça m'a bouffé la vie! Quand je suis en crise, je peux être HS pendant 48 heures", a-t-elle expliqué.

On estime aujourd’hui qu’au moins 10% des femmes en souffrent. Pourtant, la recherche n’avance pas. "C’est une maladie un peu taboue parce qu'elle touche à l'intimité des femmes. […] Aujourd'hui, les médecins estiment entre 3 et 6 millions le nombre de femmes atteintes en France, mais ce chiffre est peut-être plus élevé. Il faut absolument s'attarder sur la recherche : les femmes se sont habituées à vivre dans cette douleur, mais ce n'est pas normal", conclut Laetitia Milot.