Cancers gynécologiques : faites-vous dépister !

Une association lance une campagne décalée pour sensibiliser aux cancers gynécologiques qui touchent 15.000 femmes chaque année en France.

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr

Rédigé le May 7, 2018 , mis à jour le May 7, 2018

La zézette, la moule, le pompon, l’abricot, la touffe ou encore le berlingot… des personnalités égrènent tous les noms que l’on donne au sexe féminin dans un clip vidéo pour inciter les femmes au dépistage des cancers gynécologiques (ovaires, col de l’utérus, endomètre, trompes…). Le message lancé par l’association Imagyn (Initiative des malades atteintes de cancers gynécologiques) est simple : il faut réaliser un examen gynécologique une fois par an.
 

Brigitte Massicault, présidente de l’association Imagyn répond aux questions du Magazine de la Santé.

  • Quel est l’objectif de cette campagne de sensibilisation ?

Brigitte Massicault : Il faut inciter les femmes à aller régulièrement chez leur gynécologue ou à une consultation de gynécologie réalisée par un généraliste ou une sage-femme une fois par an. Pour les différents cancers gynécologiques, il y a des signes très tenus qui peuvent apparaître et donc il est important de pouvoir être interrogé régulièrement pour savoir si ces signes existent ou pas.

  • Est-ce qu’il existe un moyen de dépistage unique pour tous les cancers gynécologiques ?

Brigitte Massicault : Non. Le cancer du col de l’utérus peut être dépisté de façon relativement simple : il suffit de faire un frottis. Les dernières recommandations ameli.fr (NDLR : Assurance maladie) recommandent un premier frottis à 25 ans puis deux frottis à un an d’intervalle. Si les résultats sont normaux, il faut ensuite faire un frottis tous les trois ans jusqu’à 65 ans.  Ensuite, pour les cancers des ovaires par exemple, il y a des signes qui peuvent alerter à condition qu’on les connaisse : des ballonnements, des problèmes intestinaux, des douleurs abdominales… des signes qui peuvent être confondus avec des douleurs gastro-intestinales. Et donc bien souvent les femmes qui ont un cancer de l’ovaire sont diagnostiquées tardivement, avec des cancers de stade avancé.

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