Accouchement : simuler pour mieux soigner

Depuis quelques années, la simulation en santé fait une entrée remarquée dans les formations de nombreux soignants. Le principe : jamais la première fois sur un patient. Un étudiant qui s'apprête à aller au contact des patients doit pouvoir avoir fait les gestes de soin auparavant sur un mannequin. Le centre de simulation du CHU d'Angers est à la pointe de la simulation.

Par Clémence Rabeau, journaliste au Magazine de la santé

Rédigé le 2 mai 2017 , mis à jour le 2 mai 2017

L'exercice du jour a été préparé selon un scénario très précis. Deux étudiantes sages-femmes en fin de formation sont appelées pour un accouchement simulé.

Yolande Rossard, formatrice sage-femme, joue une patiente simulée en salle de naissance. Pour être au plus près de la réalité, elle est équipée d'un bassin procédural, par lequel va naître l'enfant.

Tous les faits et gestes des deux étudiantes sont observés par un formateur dans une salle de retransmission, ce qui permettra de débriefer l'exercice à l'issue de la session de formation.

Dans ce scénario, le bébé présente une dystocie des épaules, ce qui signifie que la position de ses épaules l'empêche de sortir. L'étudiante sage-femme doit donc faire une manoeuvre précise pour l'aider à sortir.

À travers le bassin, Yolande Rossard guide le bébé dans ses mains. Elle vérifie que l’étudiante effectue le bon geste avant de libérer l'enfant : "L'idée de l'exercice est non seulement de vérifier que les étudiantes font la bonne manœuvre obstétricale, mais aussi de vérifier qu'il y a une bonne communication dans l'équipe, que les informations passent bien".

L'exercice se termine bien. Les deux étudiantes sages-femmes ont pu assurer la naissance du bébé dans le délai attendu. Elles seront prêtes si elles rencontrent à nouveau cette situation dans leur carrière.

Besoin d'un conseil médical ?

Nos médecins partenaires répondent à vos questions immédiatement 24h/24

Sponsorisé par Ligatus