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Mon ami PN m'a plaquée

Par tourbillon

Le 20/08/2014 19:17:53

Bonsoir , mon ami avec qui j'avais une relation depuis 10 mois m'a quittée ( je dirais même m'a jetée comme une m.... au téléphone ) ....lui qui se dit trés terre a terre avec de grandes valeurs morales !!!! Je savais que cette liaison m'était néfaste , je songeais a le quitter tant je souffrais de son comportement destructeur a mon égard , ses mensonges , ses trahisons , ses tromperies etc....mais je n'ai jamais pû faire le pas , fuir , je n'ai pas réussi . Donc , il m'a largué pour une autre ( j'avais un doute , forcément ) ,il me disait qu'il voulait continuer a me voir , ben voyons !!!!je l'ai injurié au téléphone , le lendemain matin , il m'envoyait un sms ( de fausse compation ) qu'il était navré de cette situation , qu'il m'appellerait le soir même , c'est ce qu'il a fait , mais je n'ai pas répondu a son appel , il m'a laissé un messsage en me disant qu'il " voulait savoir si je voulais discuter " ....je n'ai pas donné suite a son message ...15 jours aprés ( j'habite a 400 kms de chez lui , mais c'était prévu depuis longtemps que je vienne passer mes vacances dans sa région ) , donc 15 jours aprés , il m'a envoyé un sms " salut , es tu arrivée dans la région ? " ....plus tard je lui ai répondu " pourquoi cette question ? ....et plus de nouvelles , aucune réponse , le silence ! Ce soir a nouveau , il m'a a nouveau envoyé un sms " comment vas tu , es tu dans la région? " .....je n'ai pas répondu . Je ne veux plus marcher dans son jeu mais je ne sais pas quelle attitude adopter vis a vis de lui ......et je ne veux pas craquer et retourner a nouveau avec lui , j'ai ma fierté , mon estime , malgré ce déchirement . Que faire ? J'ai des affaires chez lui , la clé de son appartement , j'aimerais savoir comment faire pour récupérer ce qui m'appartient et lui rendre sa clé ? En ce moment je ne me sens pas assez forte pour le faire et j'ai trop peur de craquer et retomber dans ses bras ....j'ai malheureusement des sentiments pour ce monstre , mais je ne veux plus souffrir . Qui pourrait me guider , m'aider , je suis perdue . J'ai essayé de parler de mon histoire avec mes proches , des amis qui ne me comprennent pas vraiment .....pour eux , je l'ai bien cherché , c'est difficile a admettre . J'espére que quelqu'un me répondra , merci de m'avoir lue . J'avais pensé lui écrire ( j'écris beaucoup mon resssenti , ça m'aide)un courrier , lui dire toute ma rancoeur , mais est ce une bonne solution ? Cela ne le touchera pas , sans doute .....Merci de me répondre .

Par caroot7

Le 28/08/2014 23:27:20

Bonsoir, Comme je te comprends... j'ai lu pas mal de témoignages sur le PN et je me retrouve un peu dans pas mal d'entre-eux… Sauf sur un point, le PN que je fréquente depuis presque 4 ans s'oppose farouchement à la notion de couple!!! Je m'explique, pour lui nous ne sommes pas en couple, nous nous fréquentons, nous nous voyons beaucoup voir de trop selon ses dires, nous passons de bons moments, mais c'est tout et en aucun cas je ne peux évoquer le mot "couple". Qd je l'ai rencontré il y a quatre ans j'étais sur le point de me séparer de mon mari. Lui il était aux prmeières loges car au départ il est devenu mon ami, mon confident, je lui racontait tout, il me conseillait, on rigolait, on était sans cesse en contact, en plus on est collègue donc c'était encore plus facile. On est donc allé plus loin mais il s'est rétracté le jour où mon mari est parti (sans doute avait-il peur d'avoir le nom de briseur de couple?), il m'a limite suppliée de retourner avec lui, il a dit qu'il assumait pas, bref j'étais dévastée… J'y croyais à cette nouvelle vie, je n'imaginais rien de spécial, j'étais amoureuse et je voulais en profiter sans me poser de question. Quelques jours plus tard il est revenu vers moi et on s'est vu de plus en plus. En cachette au début (par respect pour mon ex) puis un jour j'en ai eu marre et j'ai voulu mettre les choses à plat, penser à l'avenir et là de nouveau il a fuit en disant qu'il ne voulait pas d'une vie de couple. Deux semaines après il est revenu en mettant ses conditions, c'est à dire qu'on se voyait que quand il le décidait. Des mois plus tard j'ai découvert qu'il avait quelqu'un d'autre dans sa vie donc on a rompu encore une fois… ça c très mal passé car je connaissais l'autre femme donc j'ai sorti les griffes, elle de son côté était mariée, j'ai balancé tout à son mari et donc entre elle et mon PN ça s'est terminé aussi. Il m'en voulait, il disait que j'avais foutu sa vie en l'air, que j'avais inventé n'importe quoi, que je me faisais des films (or j'avais des preuves!). Dans un premier temps il a été odieux avec moi, m'a laissé sans nouvelles, mais au bout de 3 semaines il a recommencé à m'envoyer des messages, d'abord sous formes de reproches puis petit à petit il a su me reconquérir et on était de nouveau reparti pour un tour pffff Tout en moins d'un an et toujours dans une relation inexistante vu qu'il ne voulait pas que j'en parle. Un jour je l'ai mis au pied du mur je lui ai demandé de faire un choix car ce n'était plus possible pour moi d'avoir ce genre de relation. Il a préféré me laisser partir en disant que je serais certainement plus heureuse. J'ai rencontré ensuite un autre homme, à croire qu'il l'a senti car du jour au lendemain il a changé d'avis, miracle il voulait être avec moi , être en couple, se montrer avec moi! j'étais sur mon petit nuage… ça a duré 3 mois… :( Il m'a encore quittée pour mieux me reprendre 1 semaine après mais en posant de nouvelles conditions car bien sûr nous n'étions plus en couple!!!! ça c'était en avril 2011… nous somme en aout 2014 et nous sommes toujours dans cette relation complétement compliquée… Pourtant parfois il fait des efforts, depuis 1 ans je vais régulièrement chez ses parents, il a fêté noel avec mes parents, devant son fils il ne se cache plus, il vient chez moi qd j'ai ma fille, devant certains amis il assume complétement notre relation. On part parfois en weekend en "famille" (avec son fils et ma fille) et quand tout ça se passe normalement je me sens bien j'ai l'impression que ça avance, que les choses changent. Il le sent et donc à un moment donné il ne peut s'empecher de me remettre les pendules à l'heure en me disant que de toute façon on est pas ensemble, on ne le sera jamais à chaque fois quand il doit me justifier pourquoi je vais pas avec lui à une fête de famille ou à tout autre chose ou il ne veut pas s'afficher avec moi… Là ça devient flou car ses explications sont sans fins, il est très contradictoire dans ses propos et comme à chaque fois je lui dis que ses propos ne sont pas en adéquation avec son comportement envers moi, il devient blessant, méchant, il dit qu'il ne m'aime pas assez et que s'il m'aimait vraiment et bien il serait vraiment avec moi, il dit qu'il ne veut pas de vie de famille, pas de compte à rendre… bref tout le contraire de ce qu'il fait. La dispute se termine toujours par des pleurs de ma part, je reste prostrée à côté de lui alors que dans ma tête je me dis "faut que tu partes", mais j'y arrive jamais, alors je l'écoute et j'attends qu'il se calme. Tantot on s'est encore disputé et je l'ai finalement supplié de ne pas me quitter. Il a dit que c'était de ma faute, qu'il n'en pouvait plus, qu'il se sentait prisonnier, et qu'on serait plus heureux l'un sans l'autre. Puis il termine en disant que malgré tout ça il n'arrive pas à se résoudre à me quitter totalement, donc je doute, je craque et je reste…. Bref ma vie est devenue un enfer, j'ai l'impression de vivre en fonction de lui, de ses humeurs et en même temps je me dis que ça sert à rien vu qu'il me dénigre et qu'il refuse d'assumer totalement notre relation. J'ai constament un sentiment d'abandon qu'il comble en étant toujours très attentionné du coup le plus souvent j'arrive à me persuader que finalement cette relation n'est pas si mal. D'ailleurs il m'a dit une fois "tu préfères quoi? Qu'on continue de vivre de bons moments ou qu'on s'affiche et que ça se termine?" Je suis restée sans voix… Il souffle le chaud et le froid sur ma vie. J'ai tellement souffert pendant les nombreuses ruptures qu'on a eues que j'ai peur de la prochaine. La dernière en date c'était tout pile il y a un an et j'en ai bavé tellement que je me demande si ça en vaut la peine. Et le pire c'est que je n'arrive pas à imaginer ma vie sans lui, même si dans le fond je sais tout le mal qu'il me fait. Mon entourage m'a laissé tomber il y a bien longtemps pour cette histoire, tout le monde s'en moque, on me demande même plus, les gens pense que je suis folle de rester avec quelqu'un comme ça (moi aussi d'ailleurs). ça fait du bien de mettre des mots sur tout ça car c'est pas facile d'en parler, je suis souvent honteuse, j'ose pas raconter tout ce qu'il me dit…. Désolée pour la longueur, mais je suis perdue, et encore j'ai resumé pas mal de choses… Et si j'ai un seul conseil à te donner, c'est de ne pas faire comme moi!!! Ignore-le et coupe les ponts sinon tu vas vivre un enfer, comme le mien...

Par Emjy

Le 29/08/2014 03:59:39

Bonsoir tourbillon. Après 27 ans passés auprès de 'mon' PMN {Pervers Moral Narcissique} j'ai (non sans mal...!) divorcé, puis j'ai fait un nouveau mauvais pseudo-couple durant près de 7 ans (tant que pas au clair avec soi-même... on répète les erreurs du passé), puis je me suis mariée avec un homme avec lequel je vis heureuse (et encore actuellement) et je ne souhaiterais surtout pas revenir en arrière. Et pourtant, même si cela n'est avouable à personne (qui peut comprendre!) je sais que toute ma vie je garderai le sentiment d'aimer mon premier mari. Ça ne veut pas dire que je puisse retourner avec lui (car même si nous étions libres tous les deux jamais je n'accepterai de reprendre une relation amoureuse avec lui : une fois compris (en profondeur) le processus qui anime un PMN j'ai définitivement compris que je ne dois jamais me remettre dans ses filets. Tu as "malheureusement des sentiments pour ce monstre" et peut-être comme moi en auras-tu toute ta vie (?) et tu as raison de dire "mais je ne veux plus souffrir" mais pour cela il faut que tu prennes la décision de ne plus jamais te laisser malmener et de te faire respecter (par quiconque) et comme un PMN est incapable de t'offrir ça, tu comprends bien que ce n'est pas avec ton "ami" que tu pourras faire ta vie, ni même un bout de ta vie (ni même en pointillés de temps en temps, ou sans partager le même toit) car tu ne peux qu'en souffrir ! Si tu comprends ça, tu vas trouver la force de "ne pas craquer" et celle de ne pas "retourner a nouveau avec lui", et ce n'est pas une question de "fierté" mais de protection, et j'ai même envie de dire de 'survie mentale' pour toi (comme pour tous ceux qui ont été, ou sont, avec un PMN), pour te protéger et aussi par "estime" de toi car les personnes qui sont ou ont été sous le joug d'un PMN ont une faille dans leur estime de soi, faille qu'utilise le PMN, et pour s'en sortir il est nécessaire que les victimes de PMN apprennent à reconnaître cette faille personnelle donc apprennent à se connaître (soi et ses fonctionnements psychiques : ressorts affectifs, fonctionnements émotionnels...) et c'est en comprenant pourquoi tu as pu être la cible d'un PMN que tu auras la conviction qu'il te faut t'en affranchir définitivement, même si tu gardes des sentiments envers lui (donc "malgré ce déchirement" qui chez moi, même après plus de 15 ans, ne s'est jamais vraiment effacé). Cette expérience de vie avec un PMN peut devenir une force, celle de savoir dorénavant qu'il nous faut constamment mobiliser les leviers lui nous permettent de ne plus être manipulable... (car je considère que c'est un travail de toute une vie : comme un 'ancien bègue' ne paraît plus bègue mais l'est toujours en puissance, la victime d'un PMN doit développer des stratégies de confiance en soi, et comme l'ancien alcoolique est un buveur 'guéri' seulement s'il ne reboit pas, la personne qui a eu - avait développé - le tempérament à être manipulable… doit ne plus s'exposer et doit acquérir une indépendance affective). Et ne plus t'exposer passe par ne plus accepter cette vie que te propose ton 'ami' PMN ni à d'autres potentiels PMN. Quand tu sens (tu ressens) que les messages sont contradictoires, que ça te tire vers le fond au lieu d'être source d'épanouissement et d'équilibre, quand c'est trop compliqué... alors fais confiance à ton instinct et n'accepte plus de te faire malmener ! Abandonnes l'idée de "lui écrire... lui dire toute ta rancœur" : tu as cette tentation parce que tu considères cette situation comme un échec personnel (et même si pas conscient... tu en culpabilises), que tu as encore au fond de toi (peut-être à ton insu) la croyance que tu peux le faire changer... et tu n'as pas encore vraiment fait le deuil de la relation idéale avec lui ! Toute tentative de justifications, ou même de négociation avec lui, et "lui écrire" en est une) alimentera la relation, et tu as cette tentation de reprise du lien (en lui écrivant par exemple) car ainsi tu entretiens la relation perdue mais tu te re-mettrais alors dans le piège : n'oublie plus jamais qu'il a été -et reste - ton prédateur et tu en as été -et reste encore - sa proie ! Même si c'est dur à entendre, il est nécessaire que tu comprennes que tu as été la victime 'consentante' d'un bourreau : oui, consentante, car même si inconscient ce fut le cas (tu t'es laissée manipuler par ce PMN et ce n'est qu'en acceptant avoir eu cette faiblesse que tu pourras ne plus mordre à l'appât donc ne plus avoir cette déficience). Alors tu peux écrire si ça t'aide (tu dis : "j'écris beaucoup mon ressenti, ça m'aide") mais surtout pas à lui ! Ecris dans un journal intime (à toi-même) et/ou va parler avec un psychologue car le travail psychologique (de reconquête de ton estime de soi, de développement de protections comportementales...) permet de se créer plus rapidement un environnement sécure au lieu de patauger dans le doute et la fragilité. Donc à ta question ("mais est ce une bonne solution ?" que de lui écrire) je réponds dans hésiter que non, mais pas parce que "Cela ne le touchera pas, sans doute" (ce qui est sûr puisque les PMN n'ont pas cet état d'âme et aucun remords puisque pas de culpabilité ni même de prise de conscience de leurs actes et comportement) mais parce que ça ne pourrait que te fragiliser encore plus et te remettrait en position de souffre-douleur : consentante cette fois (puisque avertie)! Alors reste "des affaires chez lui, la clé de son appartement". Pour ce qui est de "comment faire pour récupérer ce qui m'appartiens" tu écris une lettre laconique (uniquement les faits, sans épiloguer : aucun état d'âme et pas de long discours) en lui disant que tu veux récupérer tes affaires et lui demandant une date pour ce faire (précise bien un une date buttoir, raisonnable pour qu'il n'en tire pas prétexte à refuser : avant le---) et rends-toi chez lui accompagnée, d'hommes de préférence (qui d'ailleurs pourront également t'aider dans ce déménagement d'affaires) : c'est indispensable car la présence d'un (si a du discernement et de la prestance pour s'imposer sans éclat) ou de plusieurs hommes à tes côtés peut dissuader ton 'ami' PMN de te malmener. Et pour la circonstance tu dois briffer tes accompagnateurs : ces personnes devront rester de marbre si ton 'ami' cherchait à tergiverser ou savoir s'interposer sans discussion pour te protéger si ton 'ami' tentait de te malmener, et qui même accepteront de déposer - comme témoins - au commissariat ou gendarmerie dont dépend domicile de ton PMN au cas où tu doives aller porter plainte pour entrave à la récupération de tes affaires et/ou agressivité (même verbales) à ton égard. Car tu l'auras compris : pas de négociation possible avec un PMN et seule la loi peut parfois le contraindre à obtempérer ! Et pour "lui rendre sa clé" rien de plus facile : clé dans une enveloppe (sans courrier surtout, sans te confier, sans 'sentimentaliser'...) et l'enveloppe remise en main propre dès que tu as pu récupérer tes affaires (et si tu avais oublié cette clé ou qu'il la refuse : prévois avant de venir de l'insérer dans une enveloppe, que tu glisseras alors dans sa boîte aux lettres. En cas de besoin, et puisque tu habites à 400 Km, il te suffirait de mettre la clé dans une enveloppe à bulle et de l'envoyer à son adresse (surtout sans mot, l'expéditeur au dos de l'enveloppe suffit car suffisamment explicite). Puisque tu dis "En ce moment je ne me sens pas assez forte pour le faire", ne prends surtout pas le risque (avéré!) de t'exposer seule devant lui. Personnellement, famille et amis s'étant positionnés contre moi au lieu de m'aider face à mon mari PMN (mes proches m'incriminaient car n'avaient rien compris de la PMN et que mon ex avait su les convaincre...), j'ai fini par renoncer à tous biens matériels (devant notaire, sans sa présence car il avait envoyer son avocat) après plusieurs années pour mon divorce... et parce que j'ai préféré ma survie mentale (et ensuite vivre, donc ma reconstruction) à la récupération de biens matériels : on s'en remet, je suis repartie de rien, je ne suis pas riche, mais je suis heureuse aujourd'hui. Avec mon compagnon suivant (presque 7 ans) je n'ai pas eu de judiciaire puisque pas de couple officialisé mais il avait entassé des affaires pro (ses stocks dont il avait besoin pour vendre car était commerçant) et se servait de ça pour garder clé de chez moi et m'empêcher de rompre... : alors j'ai procédé autrement mais là encore en référence à la loi car j'ai envoyé un recommandé en fixant une date buttoir de 1 mois pour déménager toutes ses affaires et indiquant que si pas acte je déposerais le tout devant son magasin tel jour à telle heure. Il n'y a pas cru, a continué à venir chez moi (stocks) quand j'étais au travail mais je jour dit, j'ai loué un camion et été tout déposer sur le trottoir devant chez lui (il pleuvait mais pas mon problème). Comme un seul ancien ami (recontacté pour l'occasion et briffé, alors que pas vu depuis plusieurs années) j'ai été voir le responsable d'un Emmaüs pour expliquer que besoin d'aide d'un homme de confiance, et j'ai été mise en lien avec quelqu'un qui m'a aidé pour bouger ce qui était lourd... et venir avec nous décharger le tout; et je lui ai donné 150 euros (peu au regard de l'aide et temps passé car aussi à 100 Km). Je te raconte ça pour que tu prennes bien conscience que le recours à la loi est presque toujours incontournable avec les PMN, et te montrer qu'il ya toujours des solutions, certes avec parfois des renoncements à faire (moi j'ai choisi de laisser tous biens matériels à mon 1er mari pour enfin stopper cette perversité perpétuelle à mon égard) mais dans la balance a pour mon avantage de m'avoir libéré de 'mon' PMN. Quant aux proches (qui ne voient pas le PMN sous le même angle que ce que nous en vivons puisque les PMN savent avec machiavélisme séduire les proches en retournant les situations contre leur victime), pour qu'ils comprennent il faut du temps (voire pour certains ils ne comprendront jamais) et bien souvent ils se comportent comme tu le vis aussi : "ne me comprennent pas vraiment... pour eux, je l'ai bien cherché" ! Tu dis "c'est difficile a admettre" : c'est vrai et moi ça m'as révoltée lorsque j'étais à me débattre pour me sortir des griffes de ce PMN et qu'alors j'avais le plus besoin de soutien mes proches n'ont rien fait et pire ont même pour certains témoigner contre moi... et j'avais ressenti un grand sentiment d'abandon. Ils m'ont enfoncée un peu plus dans le désarroi, j'ai vécu dans un grand sentiment de solitude, et une solitude bien concrète aussi d'ailleurs ! Mais si je ne peux créditer tes amis de t'incriminer au lieu de te soutenir dans l'adversité, je pense cependant qu'il y a un fond de vérité dans leur propos ("bien cherché") car si tu as pu être victime c'est parce que tu as 'autorisé' le PMN à te manipuler ! mais là où je ne rejoins pas tes amis c'est qu'ils te le disent en y mettant une intention sur la forme (ils insinuent que tu l'as 'voulu', comme si tu en avais été consciente, alors que ce n'étais pas le cas) alors qu'il s'agit là d'une problématique de fond (avoir été - inconsciemment - consentante : passive des actes du PMN et dans une mauvaise estime de toi). Vis-à-vis de tes proches tu ne peux pas les convaincre quant à ton vécu personnel : trop d'affects donc d'interférences entre eux et toi : échos... peur d'être pris en otage affectif, etc. Et aussi leurs méconnaissances, leurs préjugés, leurs convictions erronées, la croyance qu'il pourraient perdre leur neutralité alors qu'en réalité ils ne peuvent pas être neutres en pareil cas, leurs rigidités éventuelles...). Ton combat n'est plus de changer ton 'ami' PMN, ni même de convaincre tes 'amis', ton unique combat est dorénavant d'apprendre à te protéger, à t'affirmer (estime de soi, confiance, ne plus être manipulable...). Bon courage à toi, 'tourbillon'. Tu es "perdue" : retrouve ton chemin (d'épanouissement). Tu es "perdue", retrouves-toi ! Et va de l'avant maintenant. Tu 't'es' "perdue" (victime 'consentante' inconsciemment), retrouves -toi (actrice consciente de ta vie). Emjy

Par Emjy

Le 29/08/2014 07:01:35

caroot7, tu dis "il est revenu en mettant ses conditions, c'est à dire qu'on se voyait que quand il le décidait" : c'est là ton erreur ! Car pour faire un couple épanoui il faut que la balance soit équitable : il n'est pas acceptable (pourquoi as-tu accepté?) que l'un décide et l'autre se plie à ses exigences ! Tu as pu observer rapidement qu'il posait des exigences unilatérales : dans une relation on a souvent dès le début des signes du devenir potentiel de cette relation, et en adhérant à ces/ses exigences tu lui as donné pour message que tu y consentais, et lui qui ne demandait que ça a donc poursuivi dans ce sens, tu devais être bien naïve pour imaginer qu'il s'arrêterait dans son pouvoir sur toi (car c'est du pouvoir tyrannique). Tu dis aussi "mais il s'est rétracté le jour où mon mari est parti (sans doute avait-il peur d'avoir le nom de briseur de couple?)" mais je ne partage pas ta déduction : s'il avait eu cette moralité il n'aurait pas commencé à établir une relation intime avec une femme mariée, et il ne lui est pas venu tout d'un coup une bonne conscience morale ; et la suite en est la preuve : "plus tard j'ai découvert qu'il avait quelqu'un d'autre dans sa vie" ! Cet homme n'a pas "peur d'avoir le nom de briseur de couple", il a soit peur de l'engagement (rien à voir avec toi, l'origine en serait dans son histoire personnelle), soit l'égoïsme d'un homme qui méprise les besoins des autres ! Un homme qui a peur de l'engagement (je ne sais pas si c'est son cas) fuit quand on le met "au pied du mur" et c'est en tout cas ce qu'il a fait : "Il a préféré me laisser partir". Par contre le refus de mettre votre relation au grand jour ("il ne voulait pas que j'en parle") me laisse plutôt à penser que c'est un égoïste qui ne te respecte pas puisqu'il ne tient pas compte de tes besoins et agis au seul profit des siens ! Et c'est par vanité qu'il "a changé d'avis" lorsque tu as "rencontré ensuite un autre homme" et toi tu te renies (tu étais quand même avec un autre!) et te re-jettes tête baissée dans les bras de cet homme dominateur en criant au "miracle" ! Ce sont là des relations sado-maso (psychologiques) dans lesquelles tu es activement maso : "je l'ai finalement supplié de ne pas me quitter"! Il serait temps de descendre de ton "petit nuage" et de cesser de croire aux boniments de ton 'amoureux' (naïveté dans laquelle tu te complais!). Tu dis "il est très contradictoire dans ses propos et comme à chaque fois je lui dis que ses propos ne sont pas en adéquation avec son comportement envers moi" mais c'est toi qui fait une erreur d'interprétation car il est loin d'être contradictoire et ses dires (renouvelés mais que tu te refuses à entendre) correspondent à se actes, et contrairement à ce que tu dis "ses propos sont en [parfaite] adéquation avec son comportement envers toi" : "il dit qu'il ne m'aime pas assez..." et c'est vrai (ce que tu décris démontre qu'il te méprises constamment en paroles et en actes...), "il dit qu'il ne veut pas de vie de famille" et il le prouve en sabotant tout prémices de vie commune, "il dit qu'il ne veut "pas de compte à rendre…" et il s'ingénie à brouiller les pistes "quand il doit me justifier", c'est un homme intolérant qui ne veut pas des contraintes (concessions pourtant normales) d'une vie à deux et s'en défend en disant "qu'il se sentait prisonnier" (ce qui signifie que tu serais son geôlier et t'attribue la responsabilité de ses agissements! "Il a dit que c'était de ma faute"). Tu peux maintenant constater que lorsque tu dis "bref tout le contraire de ce qu'il fait" tu te trompes : il n'est PAS "très contradictoire dans ses propos" qui sont au contraire "en adéquation avec son comportement envers toi". Alors je ne dis pas comme lui que vous seriez "plus heureux l'un sans l'autre", je dis qu'il est nécessaire que vous ne soyez plus l'un avec l'autre, mais cela ne signifie pas que vous serez capable d'être heureux l'un et l'autre car vous êtes chacun (et indépendamment l'un de l'autre) dans un scénario relationnel typique trop fréquemment 'joué' dans la vie courante {et que Stephen Karpman a décrit en triangle dramatique...} et que pour être heureuse il faudrait que tu te apprennes à changer tes modes relationnels mais ce n'est possible qu'avec une évolution radicale de tes modes de fonctionnements (ne plus te positionner en tant que victime, sortir des rapports de force toujours destructifs à long terme, te placer sur le mode de la négociation et non plus dans le déni de tes besoins, et plus...), et quand je lis "Et si j'ai un seul conseil à te donner, c'est de ne pas faire comme moi!!!" je me dis que d'évidence toi, tu es en pleine contradiction et qu'il serait judicieux de te faire aider par un psy (qu'il soit psychiatre à visée psychothérapie, psychologue, psychothérapeute, analyste transactionnel, psychogénéalogiste...) pour pouvoir te donner les moyens d'accéder à une vie meilleure. Comment peux-tu accepter de "vivre un enfer", et qui plus est d'accepter de 'poursuivre' (dans l'abnégation) ta vie dans cet enfer ?!?!! C'est du pur SM ! Et ne rien mettre en œuvre (car tu le dis : "je n'arrive pas à imaginer ma vie sans lui"), ne pas faire la démarche pour accéder à une vie meilleure, c'est être ton propre bourreau puisque tu te condamnes à l'enfer à perpétuité! Réagis bon sang, prends enfin ton destin en main au lieu de t'immoler sur l'autel de cet homme calamiteux! Emjy

Par caroot7

Le 29/08/2014 20:05:13

merci emjy pour cette réponse dure mais efficace, je crois effectivement que je suis à un tournant de ma vie. Je me rends compte que je perds mon temps et que mon état psychique se dégrade... Par le passé j'ai déjà consulté et je pense y retourner... Merci quand même

Par ScarlettH

Le 31/10/2014 16:20:30

@caroot7 et Tourbillon : ce que les partenaires de personnes perverses narcissiques ressentent n'est pas de l'amour mais de l'addiction. Chaque personne a sa définition du mot "amour", c'est certain mais dans ce cas précis, vous avez une personne qui a su s'infiltrer dans votre mental, elle vous a "capturée" puis vous a mise en situation de dépendance par ses allers/retours, par son attitude "je t'aime, moi non plus", en vous faisant miroiter une pseudo complicité qui est en fait une "connivence" perverse... On ne peut pas comprendre le manège des PN en restant de notre point de vue empathique. Vous avez en face de vous quelqu'un qui a un tout autre mode de pensée et surtout, un homme qui ne ressent que du mépris et de l'indifférence pour vous. Il se sert de vous comme d'un jouet. Cela peut sembler cruel à lire mais c'est bien comme ça qu'il vous perçoit.

Par ScarlettH

Le 31/10/2014 16:23:33

caroot7 a dit :
merci emjy pour cette réponse dure mais efficace, je crois effectivement que je suis à un tournant de ma vie. Je me rends compte que je perds mon temps et que mon état psychique se dégrade... Par le passé j'ai déjà consulté et je pense y retourner... Merci quand même
Les PN sont des personnes dangereuses qui font irruption dans le psychisme de leurs victimes, les plaçant ainsi en état de sidération. Quand c'est possible, il faut partir et se protéger. Ces gens ne vous veulent pas du bien.

Par ThomasTante

Le 13/02/2020 09:30:01

Rien ne sert de trop en parler, l'important c'est d'agir et de passer à autre chose