Pilote automobile : un bon suivi pour rester dans le circuit

La course automobile est un sport de vitesse qui soumet le corps des pilotes et co-pilotes à rude épreuve, notamment avec les chocs et les vibrations.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

Rédigé le June 18, 2018 , mis à jour le June 19, 2018

Sommaire

Pilote automobile : le corps à rude épreuve

Pour limiter les risques d'accident et maintenir les pilotes à 200% de leurs capacités, chaque équipe dispose d'un staff médical

240 km/h, c'est la vitesse moyenne à laquelle roulent les voitures durant une course d'endurance. Au volant de son bolide pendant plusieurs heures, le pilote fournit un effort physique traumatisant pour tout le corps, et plus particulièrement pour sa colonne vertébrale.

L'enchaînement des virages, les accélérations, les freinages violents provoquent de nombreuses pressions sur toute la colonne et deux types de vertèbres sont majoritairement touchés. Les vertèbres cervicales (au niveau de la nuque) sont particulièrement sensibles aux changements de direction et aux crispations du pilote. Les vertèbres lombaires sont également très sensibles aux vibrations mais souffrent surtout de la position assise du pilote.

Pour prévenir ces pathologies, les pilotes sont étroitement suivis par une équipe médicale tout au long de l'année, et surtout durant la course. L'ostéopathe joue alors un rôle essentiel, avant tout préventif : anticiper pour agir sur le corps du pilote avant qu'il ne se blesse.

Pilote automobile : des accidents redoutés

Loïc Duval a été victime d'un accident particulièrement violent

Hormis les pathologies liées aux contraintes musculaires et posturales, le principal risque pour les pilotes reste l'accident. Un choc à 240 km/h peut entraîner des fractures mais pas seulement. Un arrêt brutal produit une pression extrême sur les organes internes, ce qui peut provoquer des hémorragies. Le foie, les reins, la rate ou encore le cerveau peuvent présenter des lésions importantes.

Malgré le port du casque, un crash ou un freinage violent peuvent provoquer des saignements plus ou moins étendus dans le cerveau. Notamment au niveau du lobe frontal responsable de la motricité et au niveau du lobe occipital responsable de la vision.

Tout au long de la course, une équipe médicale composée de médecins, d'infirmiers, d'ambulanciers ou encore de radiologues est en permanence prête à intervenir. Et avec l'amélioration des mesures de sécurité et des habitacles automobiles, les blessures graves sont aujourd'hui assez rares même si les crashs restent toujours très spectaculaires.

Sponsorisé par Ligatus